La teneur en CO2 de l’atmosphère est passée de 280 parties par million avant l’ère industrielle à 415 ppm aujourd’hui. La source principale est la combustion des énergies fossiles (pétrole, charbon, gaz) mais il y a également la déforestation : 46 % de ces émissions restent dans l’atmosphère, 31 % sont absorbés par la végétation terrestre et 21 % par l’océan, les deux puits majeurs.

Temporairement le puits terrestre augmente légèrement car la photosynthèse s’accentue avec une teneur croissante en CO2. Mais rapidement le réchauffement et la moindre humidité des sols vont diminuer ce puits. Le réchauffement de la couche superficielle de l’océan nuit aux plongées d’eau qui entraînent du CO2 dans les eaux profondes et réduit aussi la photosynthèse du phytoplancton en raison de moindres apports d’éléments minéraux à partir des eaux plus profondes.

Les différentes techniques de l’ingénierie climatique sont, pour la plupart, à rejeter : diminution du rayonnement solaire, fertilisation de l’océan. Celles praticables, avec certaines précautions, (reforestation, captage et stockage du CO2) ne devraient pas être mises en œuvre avant que notre société n’ait débuté durablement une réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce n’est pas encore le cas ! Mais cela n’empêche évidemment pas industriels et politiques de s’engager résolument vers ces techniques d’ingénierie climatique plutôt que de réduire les émissions.